LE GOUVERNEMENT CONTRE LA DÉMOCRATIE

Il y a 4 ans, lorsque Manuel Valls usait du 49.3 cela éveilla un mouvement d’indignation et d’aspiration démocratique qui planta les graines des mouvements populaires tel que Nantes en Commun. Aujourd’hui, l’indignation nous possède de nouveau face à l’autoritarisme du gouvernement Macron.

En court-circuitant les débats à l’assemblée nationale, l’exécutif n’a pas seulement affiché son mépris envers les parlementaires : il a délibérément parié sur nos cotisations, nos pensions et notre avenir à toutes et tous. Brader nos biens communs reste sa priorité absolue, et ce, au mépris de la volonté populaire. Cette séquence déplorable confirme ce que beaucoup savaient déjà : le lien entre le peuple et Emmanuel Macron est définitivement rompu.

Depuis hier, des membres de la majorité sortante nantaise s’insurgent contre ce passage en force gouvernemental. En politique, il est courant d’avoir la mémoire courte : nous leur souhaitons de bons débats internes avec leurs colistiers et têtes de listes qui ont soutenu Macron en 2017, la loi Travail et la loi Macron, les trois 49-3 de Valls et, plus récemment, le système de retraites par point.

Les prises de position nationales ne sont pas décorrélées des enjeux locaux : celle qui a soutenu Manuel Valls et sa politique libérale et anti-démocratique, applique la même logique à Nantes. Accord secret avec Waldemar Kita et un promoteur pour brader des terrains publics et y construire un stade privé, volonté de construire un parc d’attraction et des hôtels de luxe dans le Bas-Chantenay, le tout sans aucune prise en considération de la volonté des habitants.

À Nantes en Commun, il n’y pas d’ambiguïté: notre opposition à Emmanuel Macron est claire et notre refus de ses réformes destructrices est farouche.
Nous participerons aux rassemblements organisés ces prochains jours contre l’usage de ce 49.3 et appelons chaque Nantaise et chaque Nantais indignés par cet acte à se mobiliser pour faire vivre la démocratie. Elle vit lorsque nous, habitants, citoyens, nous nous mettons en mouvement. Alors mettons-nous en mouvement: réapproprions-nous nos places, nos rues, nos villes. Refusons l’autorité d’un clan ou d’un pouvoir malveillant en continuant le combat dans les manifestations et, les 15 et 22 mars, dans les urnes.