Hier 6 mars, l’Université et la recherche se sont arrêtées. Journée de grève et de mobilisation dans l’enseignement supérieur et la recherche, Nantes en commun apporte tout son soutien au personnel universitaire et de la recherche ainsi qu’aux étudiant·e·s mobilisé·e·s pour préserver le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Margot Medkour et Morgane Petiteau (3e colistière), — elles-mêmes anciennes étudiantes de l’université de Nantes — sont venues apporter leur soutien aux initiatives du personnel et des étudiant·e·s en lutte de l’université de Nantes  pour une « Université ouverte et populaire ». 

Cette mobilisation dénonce le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche en préparation (LPPR). Sous couvert d’augmenter le budget de la recherche, promesse souvent faite et jamais tenue, cette loi accélère la précarisation des universités et de la recherche publique et soumet leurs activités à la recherche de rentabilité immédiate. C’est très loin des enjeux actuels pour les étudiant·e·s et la société.

L’université de Nantes est au cœur de la ville et de la métropole – 4 000 salarié·e·s, près de 40 000 étudiant·e·s. Nantes Métropole dispose d’un siège en tant que personnalité extérieure au conseil d’administration de l’université et peut ainsi peser sur ses grandes orientations.

Or, le 31 mars prochain, ce conseil d’administration votera pour un nouveau ou une nouvelle présidente pour succéder à Olivier Laboux. Les élections universitaires qui ont eu lieu en février pour désigner les représentants des personnels et étudiants ont donné un résultat inattendu. Durant cette élection deux mondes se sont affrontés, celui d’un ancien monde, qui veut transformer l’université en une entreprise du savoir toujours plus productive et compétitive en la plongeant dans des logiques de coûts, de précarité étendue  et de concurrence (la logique de la LPPR et du néolibéralisme). L’autre défendait un service public de l’ESR ouvert à tou·te·s, pour une recherche de qualité et un accès de tou·te·s aux études et contre la précarité croissante — liste menée par l’intersyndicale de l’université.

Les deux listes ont obtenu exactement le même nombre de sièges ce qui pose directement la question du pilotage de l’université. Face à la vision néolibérale de l’université d’Olivier Laboux perpétuée par la liste de Carine Bernault, nous affirmons notre position en faveur de l’intersyndicale dans cette campagne municipale car Nantes Métropole a un rôle à jouer dans le choix du futur président de l’université. Nous voterons pour le ou la candidat·e presenté·e par la liste “Ensemble pour un service public d’enseignement supérieur et de la recherche”. 

https://municipales2020.nantesencommun.org/wp-content/uploads/2020/03/CP-Nantes-en-commun-soutient-une-Université-ouverte-et-populaire.pdf