Associations

La vie nantaise ne peut pas se passer de ses plus de 6000 associations. En tant qu’habitant·e, nous bénéficions toutes et tous de l’engagement des associations et de leurs membres : elles nourrissent les personnes à la rue, s’occupent de nos enfants, organisent des événements culturels, animent nos activités sportives et artistiques, se battent pour nos droits, recréent du lien social dans nos quartiers, prennent soin des personnes en situation de handicap, font vivre le débat politique… Elles assurent de plus en plus de missions de service public que l’État délaisse. Elles recréent du collectif et de la solidarité dans un contexte d’individualisation et d’isolement grandissant des personnes. 

Nos associations font face à deux problèmes majeurs : l’accès aux subventions et la mise en concurrence qui en découle, et le manque de locaux pour développer leurs actions. 

Nous nous opposons à la mise en concurrence des associations et à leur “startupisation”. Au contraire, nous voulons faciliter l’autonomisation des associations et la capacité d’agir de leurs membres.

 

Vers des subventions de fonctionnement

Pour combattre la précarité des associations et leur permettre de se recentrer sur leurs activités premières, il faut développer les modes de financement pérennes : subvention de fonctionnement, Conventions Pluriannuelles d’Objectifs. Les appels à projets doivent être réservés pour des activités ponctuelles ou événementielles.

Plus de transparence dans l’attribution des subventions

Quelle structure reçoit quoi, pour faire quoi ? Les réponses sont quasiment impossibles à obtenir aujourd’hui. Nous voulons rendre transparents les critères d’attribution, ainsi que les sommes attribuées.

PLUS DE LOCAUX POUR LES ASSOCIATIONS

Mettre à leur disposition des lieux vides

Ouvrir davantage de lieux vides pour les associations, en commençant par exemple par les locaux commerciaux vides détenus par les bailleurs sociaux. La mairie peut encourager les bailleurs sociaux à signer des conventions précaires avec des associations, dans lesquelles elle se porterait garante. 

Que la mairie tienne une liste des lieux vides pour que des collectifs d’habitant.e.s puissent s’en saisir via des baux précaires ou des conventions d’occupation pendant que le local est inoccupé.

Apporter de la stabilité aux lieux culturels existants, comme les ateliers de Bitche, les ateliers Magellan ou Pol’N, à travers des baux à long-terme (baux emphytéotiques).

Faciliter la mise à disposition de salles associatives

Faciliter la réservation et la mise à disposition de salles pour les associations mais aussi pour les collectifs d’habitant·e·s.

  • Donner la possibilité à des collectifs, des associations de faits de réserver des salles associatives. La loi française reconnaît le droit d’association, sans exiger une déclaration en préfecture. Nous proposons de prolonger ce droit dans la pratique, en permettant aux associations de faits d’accéder à des espaces de réunion.
  • Pouvoir réserver directement une salle dans un des lieux de son quartier, en s’y présentant, plutôt que de passer par une plateforme téléphonique ou numérique

PROMOUVOIR DES FONCTIONNEMENTS COLLECTIFS ET COLLÉGIAUX

Changer la mission de la Direction Vie Associative Jeunesse

La Direction Vie Associative Jeunesse (DVAJ) doit devenir un espace de coordination et d’animation des vies associatives des différents quartiers, avec comme objectif l’épanouissement de dynamiques collectives plutôt que compétitives et de mettre en avant d’autres modèles de fonctionnements collectifs et économiques.  

Des ressources organisationnelles pour les associations

Éditer des guides à la vie associative pour accompagner les structures vers des logiques horizontales, participatives et réellement démocratiques. 

Proposer des formations à l’organisation collective pour permettre à tou·te·s de s’approprier les fonctionnements associatifs.

DES ASSEMBLÉES DE QUARTIER POUR ORGANISER LE FINANCEMENT DE LA VIE ASSOCIATIVE 

Simplifier le dispositif de soutien aux associations et déléguer davantage de pouvoir à l’échelon du quartier.

Refondre le Bureau des Projets au sein d’assemblées de quartiers dont les associations sont membres.

Chaque quartier doit disposer d’un budget de vie associative conséquent, dont l’attribution est décidée au sein de l’assemblée de quartier.

Les financements attribués doivent servir en premier lieu à créer des ressources mutualisées à destination des associations et des habitant-e-s, et en second lieu financer des dépenses spécifiques pour le fonctionnement des associations.