Sécurité et sérénité

Oui, il y a un problème d’insécurité dans notre ville. Nantes grossit à un rythme effréné et le sentiment de vivre dans une  ville à taille humaine s’éloigne. Il y a, à Nantes, de plus en plus de monde, de plus en plus de tensions sur l’espace public et de plus en plus d’inégalités. Nous vivons les mêmes conséquences que les autres métropoles françaises : croissance du nombre de vols, de fusillades et d’agressions. 

Nous devons agir pour retrouver une ville sûre et sereine :

  • À court-terme en assurant une présence rassurante et préventive : au quotidien dans tous les quartiers de Nantes et la nuit en centre-ville.
  • À long-terme, en retissant du lien social et des liens d’entraide et de solidarité dans tous les quartiers de Nantes.

Avec une police municipale de proximité

Nous avons besoin d’une présence rassurante, pas de cow-boys. Le rôle de la police municipale doit être de s’occuper des habitants au quotidien, de gérer les conflits et d’être le plus possible sur le terrain au service des gens.

Pour que cette présence soit effective, y compris la nuit, nous créerons 100 postes de policiers municipaux supplémentaires spécifiquement formés à la médiation et à la lutte contre les discriminations. Ils ne seront pas armés et auront pour mission première d’apaiser les tensions, y compris les tensions qui sont nées entre les habitants et la police. 

Coût : 7 millions €.

Et des médiateurs dans nos quartiers

Aujourd’hui, les médiateurs ont pour mission de résoudre et prévenir les conflits de voisinage. Cette mission est insuffisante. Notre objectif est que les gens se parlent, tissent des liens. Des 30 médiateurs travaillant actuellement pour la municipalité, nous porterons leur nombre à 110.

Demain, la mission des médiateurs sera de re-créer des liens entre les habitants, et entre les structures pour répondre aux besoins des habitants, de faire émerger des initiatives et des dynamiques collectives pour répondre à leurs propres besoins.

Nous porterons une attention particulière aux jeunes déscolarisés, afin de ne pas les laisser seuls, désœuvrés. Les médiateurs auront pour mission de travailler en partenariat avec les associations jeunesse sur le terrain pour accompagner ces jeunes.

SE SENTIR EN SÉCURITÉ LA NUIT À NANTES

Une maison de la nuit à Commerce

Création d’une maison de la nuit à Commerce avec une présence constante de professionnels et bénévoles. Ce sera un lieu de refuge pour toutes les personnes en situation d’insécurité.

Les transports en commun gratuits après 20h

Transports en commun gratuits toutes les nuits à partir de 20h pour plus de fréquentation et une réduction des tensions. Les contrôleurs seront réaffectés à un rôle de médiation et de prévention. 

FAIRE DE NANTES UNE VILLE REFUGE POUR LES FEMMES

Le centre post-traumatique “Citad’elles” vient d’ouvrir ses portes à Nantes. Cet espace refuge accueillera des femmes victimes de violences. Nous saluons une telle initiative.

Nous devons agir partout pour lutter et prévenir les violences faites aux femmes, car toutes les femmes sont concernées. Nous sommes tou·te·s concerné·e·s.

Dans la rue, au travail ou à la maison, partout des femmes sont victimes de violences physiques ou psychologiques. 100% des femmes ont été harcelées dans les transports en commun. 86% des femmes disent avoir été harcelées dans la rue. Une femme sur 5 est confrontée à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle. 50 000 à 75 000 femmes sont violées chaque année et 74% des viols commis le sont par une personne connue de la victime (statistiques de la permanence téléphonique nationale viols femmes). Dans 25% des cas par un membre de leur famille. En 2019, 150 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, ce sont 150 féminicides.

Si les violences touchent toutes les femmes, gardons en tête que selon certaines caractéristiques de notre identité, — notre origine, notre couleur de peau, notre classe sociale, le lieu où nous vivons, notre situation de handicap ou non… — nous sommes plus ou moins touchées de façon systématique. Ainsi 72% des femmes en situation de handicap ont été ou sont victimes de violences physiques, économiques ou psychologiques contre 36% des femmes valides.
Nous sommes tou·te·s concerné·e·s par les violences faites aux femmes. Faisons de Nantes une ville refuge en accueillant et en aidant les femmes victimes et en prévenant les violences, toutes et tous ensemble.

Créer davantage d’hébergements d’urgence et d’insertion

Parce que des femmes se retrouvent à la rue pour échapper à la violence de leur conjoint, et parce que beaucoup d’entre elles sont logées dans des chambres d’hôtel en attendant qu’une place se libère. Nous souhaitons utiliser des bâtiments vides appartenant à la ville afin de créer de nouveaux hébergements d’urgence, ainsi que des hébergements d’insertion, de plus long terme, pour accueillir spécifiquement des femmes et des enfants victimes de violences. Nous devons créer davantage d’appartements pouvant accueillir des familles nombreuses.

Créer une halte de nuit en non-mixité pour les femmes à la rue

Aujourd’hui les hébergements d’urgences en mixité sont évités par les femmes, car les agressions sexuelles y sont courantes. Elles ne sont souvent séparées des hommes que par un rideau. En moyenne, toutes les 8 heures, quelque part en France, une femme à la rue subit une agression sexuelle selon l’association Entourage. 

Constituer une équipe de policières municipales

Nous proposons de recruter 100 policiers municipaux supplémentaires qui formeront un corps de médiatrices et médiateurs. Au sein de ce corps, sera constituée une équipe de femmes qui travailleront spécifiquement auprès des femmes victimes de violences. Elles seront particulièrement réactives et spécifiquement formées : à répondre aux appels pour violences conjugales ou agressions sexuelles, et à se rendre sur place. Cette équipe permettra également d’installer un cadre de confiance avec les personnes victimes, celles-ci pouvant se sentir en insécurité en présence de personnels masculins, d’autant plus s’ils ne sont pas formés.

Installer un centre d’accueil pour les auteurs de violence

Afin de ne pas laisser la justice punitive être la seule solution de traitement des auteurs de violences et ajouter d’autres outils afin d’agir contre les violences faites aux femmes. Ce centre proposerait un accompagnement individuel ou collectif par des psychologues et éducateurs afin de comprendre leur passage à l’acte violent et les conséquences. Cela est déjà expérimenté à Montréal dans le programme  de traitement des hommes violents depuis 1982.

Créer une plateforme pour les femmes victimes de violences en recherche d’emploi

La maison de l’emploi de Rezé a mis en place un bureau recevant les femmes victimes de violences. Cela permet aux femmes de s’y rendre comme une autre personne chercheuse d’emploi, sans croiser d’autres femmes victimes de violence, sans se sentir stigmatisées. Créons, à Nantes également, un accueil proposant un accompagnement individuel et permettant de prendre le temps afin de comprendre la situation et le vécu des femmes et d’identifier les potentiels freins à leur réinsertion professionnelle (souvent l’accès au logement, à la santé, et des barrières psychologiques dues aux violences vécues). 

Accompagner les femmes victimes de violence au travail

Créer à Citad’elles un espace dédié aux femmes victimes de violences au travail, avec un accès facilité, sans rendez-vous, à grande amplitude horaire, avec une ligne d’urgence multilingues. Être une femme expose davantage aux violences professionnelles, telles que le harcèlement et l’exploitation dans le cadre d’une activité rémunérée. Les personnes les plus précaires, dont les migrantes, y sont très souvent exposées. La maison de l’emploi de Rezé a mis en place un bureau recevant les femmes victimes de violences. Cela permet aux femmes de s’y rendre comme une autre personne chercheuse d’emploi, sans croiser d’autres femmes victimes de violence, sans se sentir stigmatisées. Créons, à Nantes également, un accueil proposant un accompagnement individuel et permettant de prendre le temps afin de comprendre la situation et le vécu des femmes et d’identifier les potentiels freins à leur réinsertion professionnelle (souvent l’accès au logement, à la santé, et des barrières psychologiques dues aux violences vécues).

Former toutes les personnes travaillant dans le médico-social ou accueillant du public à la détection des violences subies

En particulier les agents municipaux, mais aussi les agents de Pôle Emploi, de la CAF,… Aujourd’hui des associations comme Solidarité Femmes assurent ce type de formations. La même chose pourrait être faite pour le personnel médico-social afin de savoir repérer, écouter et orienter les femmes victimes de violence vers les bons acteurs du territoire.

L’accompagnement des enfants dont les mères subissent ou ont subi des violences est également indispensable et insuffisant aujourd’hui. Ils n’en sont pas directement victime, mais les dommages psychologiques engendrés restent très importants et doit être pris en charge par des équipes formées. Car de nombreux enfants finissent par reproduire les schémas en tant qu’auteur ou victime dans les années suivantes.

Créer une campagne de sensibilisation pour outiller chaque Nantais·e

Créer une campagne de sensibilisation publique (vidéos, affiches..) afin que chaque Nantaise et Nantais soit outillé·e pour savoir écouter, soutenir et orienter une femme victime de violence, que ce soit une collègue, une sœur, une amie. Savoir écouter, sans brusquer, une personne qui se confie, lui donner accès aux informations dont elle a besoin sans l’obliger à porter plainte immédiatement ou quitter son conjoint (chose souvent difficile à entendre dans le cas des violences conjugales), ça s’apprend.

RÉDUIRE LA VIOLENCE LIÉE À LA DROGUE

L’augmentation du nombre de fusillades est liée au trafic de drogue. Ce sont les quartiers populaires qui subissent ces violences et ces fusillades pour une marchandise consommée par une large part de la population, dans tous les milieux sociaux et quartiers de Nantes.

Se positionner en faveur de la dépénalisation du cannabis

Pour mettre fin au trafic, nous demanderons l’expérimentation de la dépénalisation du cannabis récréatif dans plusieurs villes de France, dont Nantes. Nous demanderons également l’expérimentation de l’auto-production de cannabis en petite quantité.

Accompagner les usagers de drogue et renforcer la réduction des risques

Nous voulons faire un état des lieux de la réduction des risques et de l’accompagnement aux personnes usagères de drogue sur le territoire. Quels sont les besoins locaux ? Comment y répondre ? Nous promouvons une action sur le terrain auprès des personnes et un accompagnement communautaire : partage de savoirs et savoir-faire (sur les produits et les modes de consommation) entre personnes concernées.

+ DE LIEN SOCIAL POUR MOINS D’INSÉCURITÉ

L’insécurité règne lorsque le lien social est distendu. C’est pour cette raison que nous voulons créer des lieux de convivialité dans tous les quartiers nantais, des cafés associatifs, des maisons de quartier gérées par les habitants, des lieux culturels de proximité,…