Handicap

Nous pouvons agir à l’échelle municipale pour améliorer la vie quotidienne des personnes porteuses d’un handicap et leur permettre de pouvoir agir en tant qu’habitant·e. D’abord, nous pouvons aller localement au-delà de la loi de 2005, pour faire en sorte que chacun·e bénéficie d’un environnement urbain accessible. Nous portons également l’idée que toute proposition, tout projet doit se faire avec les habitant·e·s, et la question du « handicap » doit être prise en compte dans tous les thèmes.

L’accessibilité c’est le bâti, les logements mais aussi les droits citoyens, l’administration, l’école, le sport, la culture, le déplacement, etc.

Une politique de la ville qui défende une accessibilité universelle doit prendre en compte toutes les sphères de la vie des habitant·e·s.

Cela nécessite une volonté triple :

  • Rendre les documents et les informations accessibles
  • Permettre l’accès aux droits
  • Renforcer des actions sur le bâti

Avoir des documents et informations accessibles

Lire un document administratif, trouver un lien pour faire une déclaration en ligne, se repérer sur un site pour l’horaire d’un spectacle… autant de défi lorsqu’on a une difficulté pour lire, pour voir, ou une certaine lenteur. Nous avons tous un jour été « déconnecté » car nous n’avons pas eu le temps de cliquer au bon endroit.

-Avoir des documents accessibles et faciles à lire, faciles à comprendre dans tous les lieux accueillant du public

Former les professionnels de tous ces services (centres sociaux, administrations mais aussi bibliothèques) à l’accueil de personnes différentes, avec des supports de communication adaptés (fondement de la langue des signes, pictogrammes…). Cette formation pourra s’appuyer sur les connaissances des professionnels des établissements médico-sociaux dans une démarche de travail en réseau.

Pouvoir accéder à ses droits

  • Former les professionnels aux différents droits existants, construire du lien entre tous les dispositifs existants.
  • Augmenter le nombre d’agents de proximité dans chaque quartier vécu (s’appuyer sur le développement de maison de quartiers)
  • Mettre à disposition dans chaque lieu un ordinateur connecté, avec les adaptations d’accès handicap, et une personne formée pour aider à l’utilisation.
  • Permettre un accès à la santé et au parcours de soins par des centres de santé accessibles, des professionnels formés et vigilant sur le consentement éclairé.
  • Développer des centres de maintien à domicile.

Rendre l’environnement accessible

L’accessibilité est une aide pour tous, la penser dès la conception est un gain écologique, économique et de temps.

  • Poser l’importance de l’accessibilité universelle au centre de tout projet ;
  • Renforcer l’accessibilité des transports et travailler avec le département et la région pour permettre un accès à tout le territoire (aller à la mer, en balade …)
  • Avoir des cheminements prenant en compte les déplacement des personnes à mobilité réduite (attention aux trottoirs en pentes).
  • Soutenir les projets d’habitats partagés.
  • Evaluer l’accessibilité des commerces et aider à la mise aux normes (en faisant notamment connaitre les aides possibles).
  • Poursuivre le plan d’accessibilité des bâtiments recevant du public au minimum à la hauteur de ce qui a été engagé par la municipalité précédente.

Pouvoir agir : une démarche inclusive renforcée

L’inclusion n’est pas un objectif en soi, la démarche inclusive sous-tend l’importance de laisser à chacun et chacune de trouver sa place dans la société.

Chacun et chacune doit pouvoir agir quelles que soient ses capacités et compétences.

Le service public (dans la continuité de la loi de 2005) doit permettre cette inclusion en compensant les difficultés à partir des besoins repérés.

  • Mettre des professionnels formés pour soutenir les besoins des personnes dans des lieux comme l’accueil périscolaire.
  • Accompagner et former (par exemple par des partenariats avec des associations existantes) les personnes en lien avec du public (éducateurs sportifs, animateurs socio-culturels …)
  • Soutenir les projets en mixité.
  • Porter la question de l’emploi adapté
  • Soutenir les pratiques culturelles et sportives adaptées
  • Retisser le lien social

Des professionnels formés dans les écoles et les lieux de loisirs

Si l’attribution d’aide à la vie scolaire ne relève pas de la municipalité, elle peut agir pour former et renforcer le personnel municipal lorsqu’un enfant à besoins particuliers est présent.

  • Former le personnel périscolaire et de la ville dans l’accueil des enfants à besoins particuliers, travailler sur l’occupation des lieux selon les besoins (salle calme pour certains enfants, vraie infirmerie pour ceux qui ont des soins ..).
  • Accompagner et former (par exemple par des partenariats avec des associations existantes) les personnes en lien avec du public (éducateurs sportifs, animateurs socio-culturels …)

Accompagner sur l’emploi

Les dispositifs existants ne sont pas toujours connus des personnes en situation de handicap.

La municipalité doit inciter à l’emploi des personnes en situation de handicap.

  • Développer les supports d’accès aux dispositifs pour l’emploi (lien avec la MDPH)
  • Soutenir l’embauche de personnes en situation de handicap dans les structures ayant une délégation de service.
  • Faire appel à des établissements d’aide par le travail.

Soutenir les pratiques des loisirs adaptées et/ou en mixité

Une activité pour des personnes en situation de handicap peut demander des conditions différentes (isolation de la salle, taille, mais aussi horaires).

Les activités en mixité demandent des personnes formées à l’accueil, un travail avec le réseau de professionnel de terrain.

  • Permettre une meilleure connaissance et une plus grande pratique du sport adapté dès la maternelle en soutenant également des pratiques en mixité. (exemple : le baskin)
  • Soutenir des pratiques culturelles adaptées (Musique adaptée, danse, activités créatives) en donnant un accès dans les différents lieux de la ville, notamment par les maisons de quartiers (actuellement les lieux sont insuffisants).
  • Permettre le développement de projets type groupe d’entraide mutuel (GEM).

Reconnaitre l’expertise d’usage des personnes concernées

Qui mieux que moi-même sait ce dont j’ai le plus besoin ?

À partir de ce postulat Nantes en Commun propose comme principale proposition de mettre au cœur de toutes décision les assemblées de quartiers. Ces assemblées, avec un vrai pouvoir décisionnel, pourront faire des choix sur les aménagements et les priorités sur le quartier « vécu ».

  • Permettre un partage des besoins et faire des propositions par les assemblées de quartier.
  • Reconnaitre l’expertise des personnes en sollicitant des « experts » sur chaque dossier de la ville.

Faire des aménagements et prendre des décisions par les gens concernés et non pour eux

  • Renforcement de la commission communale d’accessibilité avec les personnes en situation de handicap premiers acteurs du fonctionnement de la commission.
  • Tout nouveau projet d’aménagement, qu’il soit culturel, habitat, transport, éducation, etc, sera préalablement soumis à un collectif de personnes « usagers experts ».

Participer par les assemblées de quartier

Nantes en Commun mettra en place des assemblées de quartier afin que chacun et chacune puisse participer à la vie commune et être force de proposition et de décision sur les aménagements que le concerne.

  • Dans chaque quartier, l’assemblée de quartier permettra de penser la vie du quartier avec les gens qui le vivent.
  • La ville veillera à ce que les personnes en situation de handicap y participent activement et accompagnera les supports si cela est nécessaire (traduction des documents en FLFC, information des participants sur la question des différences …).