Transports

Pour que toutes et tous nous puissions nous déplacer sans polluer ni nous ruiner notre ambition est de faire en sorte qu’en 2030, à Nantes, il soit plus simple de se déplacer à pied, en vélo ou en transport en commun que de prendre sa voiture.

Cette ambition va de pair avec une meilleure qualité de vie, des déplacements moins chers, plus écologiques et plus équitables parce que la voiture est un coût tant individuel que collectif mais un coût aujourd’hui obligatoire pour de nombreuses personnes contraintes de l’utiliser chaque jour pour aller travailler.

Si la majorité sortante fait de beaux discours, ce n’est pas cette ambition qu’elle sert. Nous en voulons pour preuve le PDU, le plan de déplacements urbains. Le premier PDU fixait un objectif de 12% de part modale pour le vélo en 2020. Aujourd’hui, seulement 3% des déplacements se font en vélo dans la métropole et l’objectif de 12% a été reporté à 2030 !

Face aux enjeux actuels, ce manque d’ambition n’est plus acceptable.

En termes chiffrés, nous nous fixons pour objectif des parts modales de 20% pour les transports en commun et 20% pour le vélo. Ce qui implique une part modale de 28% pour la voiture.

Ces objectifs impliquent d’étendre le réseau de transports en commun et de revoir la tarification pour permettre à toutes et à tous de se déplacer. Et de mener une politique ambitieuse pour faciliter et sécuriser l’usage quotidien du vélo.

Gratuité pour les personnes gagnant moins de 1600€/mois

Nantes est l’une des villes de France où le prix des transports est le plus élevé, nous souhaitons mettre en place la gratuité des transports pour les personnes gagnant moins de 1600 € par mois, sur la base du quotient familial avec un formulaire en ligne facilement accessible, y compris sur mobile. Le seuil de 1600 € correspondant au revenu médian en France. Cette gratuité est une mesure de justice sociale pour assurer l’accès aux transports à toutes et tous. Elle est est finançable à hauteur de 20 millions d’euros (soit seulement 5 millions de plus que la proposition de Johanna Rolland concernant la gratuité des transports le week-end).

Des tarifs tickets plus lisibles et moins chers

Nous voulons un passage du ticket à l’unité à 1,50 € et du carnet 10 tickets à 10 €. Même sans abonnement, se déplacer en transport doit être facile et accessible, avec une tarification à l’unité lisible.

Gratuité le soir après 20h

Nous proposons aussi la gratuité pour tous, les soirs après 20h. Le réseau actuel est sous-utilisé le soir, il existe donc une marge de manœuvre réelle pour permettre d’augmenter les usages. Par ailleurs, à l’heure où de nombreuses questions liées à l’insécurité se posent sur le réseau le soir, cette gratuité permettra de diminuer durablement les incivilités (comme l’exemple de nombreuses villes l’a montré) et de recentrer les contrôleurs sur des missions de prévention et de médiation qui contribueront plus encore à l’apaisement général.

UN RÉSEAU PLUS ÉTENDU

Si le réseau de la TAN est plutôt performant, il a atteint ses limites pour augmenter le nombre d’usagers des transports en commun. La part modale des transports en commun stagne depuis quelques années.

Réorganisons notre réseau de transport pour sortir de l’organisation en étoile

Nous proposons de réserver tout ou partie de la ceinture des boulevards du XIXème siècle (ceinture Doulon – Chantenay) aux transports en commun et aux vélos. Ceci permettra de proposer sur ce parcours une ligne de Chronobus qui connectera efficacement l’ensemble des lignes de tram actuelles, quatre des lignes Chronobus existantes (C1, C6, C3, C2), une ligne Chronobus qui sera prolongée (C7), huit lignes de bus mais aussi le futur Navibus (entre Chantenay et Trentemoult).

Cette nouvelle ligne rend possible une multitude de parcours qui nécessitent à l’heure actuelle de passer par Commerce pour être effectués rapidement ; elle permettra donc de désengorger la partie centrale du réseau et ainsi de la rendre moins saturée, donc plus intéressante au quotidien.

Augmentons les fréquences des transports en commun

Nous renforcerons les lignes périphériques en augmentant leur fréquence et en révisant leur trajet, afin de faciliter les transports du quotidien, notamment vers les lieux de travail concentrés dans les zones d’activité majeures de la métropole : Atlantis, Paridis, zone de Cheviré… Chacune de ces zones doit être accessible sans multiplier les correspondances et les temps d’attente.

APAISONS LA CIRCULATION DANS NOS QUARTIERS

Limitons la vitesse de circulation des voitures à 30km/h

Nous proposons d’appliquer cette limitation à l’essentiel de la voirie. Cette diminution permettra de sécuriser et d’apaiser la ville pour les vélos, mais aussi pour les piétons. Nous voulons également faire en sorte qu’il y ait dans chaque quartier une place piétonne. De plus, autour des parcs et des écoles, les voitures ne pourront plus circuler, afin de sécuriser les abords de ces lieux très fréquentés par les familles.

Apaisons les zones résidentielles

Apaiser les zones résidentielles en adaptant la voirie pour limiter les traversées en voiture des quartiers nantais. En plus de faciliter les déplacements à vélo, cette mesure améliorera le bien-vivre des cyclistes, des piétons et des personnes à mobilité réduite.

CHANGEONS DE MÉTHODE

Changer de méthode en s’appuyant davantage sur les communautés d’usagers et de cyclistes et donner davantage de moyens aux services de la métropole pour réaliser effectivement ce plan ambitieux.

Ce changement de méthode doit se faire autour des principes suivants :

  • travailler étroitement avec les associations et collectifs d’usagers ;
  • donner davantage les moyens aux associations et collectifs pour être force de proposition (accès aux données en open data, davantage d’échanges avec les techniciens…) ;
  • expérimenter et prototyper avant de construire dans le dur.

Pour les vélos

  • travailler avec la communauté des cyclistes en ouvrant des espaces de discussion et en s’appuyant sur des outils collaboratifs tels que Vigilo ;
  • organiser des balades sur le terrain en amont des projets pour se rendre compte de l’existant, tester les aménagements envisagés, et échanger avec celles et ceux qui pratiquent ces trajets tous les jours ;
  • ouvrir les données sur l’usage du vélo et des transports en commun → open data pour donner davantage de ressources aux communautés d’usagers et leur permettre d’être force de proposition.

Pour les transports en commun

  • ouvrir des comités d’usagers de certaines lignes, en particulier la ligne grands boulevards (les comités d’usagers sont prévus dans le futur plan de mobilité urbaine de la région, ce qui veut dire qu’il y aura certainement des fonds déjà fléchés vers l’animation de tels comités, à voir) ;
  • ouvrir les données sur l’usage du vélo et des transports en commun → open data pour donner davantage de ressources aux communautés d’usagers et leur permettre d’être force de proposition ;
  • créer un outil collaboratif similaire à Vigilo pour les transports en commun.