Vélo

Pour que toutes et tous nous puissions nous déplacer sans polluer ni nous ruiner, notre ambition est de faire en sorte qu’en 2030, à Nantes, il soit plus simple de se déplacer à pied, en vélo ou en transport en commun que de prendre sa voiture. Cette ambition va de pair avec une meilleure qualité de vie, des déplacements moins chers, plus écologiques et plus équitables car la voiture est un coût tant individuel que collectif mais un coût aujourd’hui obligatoire pour de nombreuses personnes contraintes de l’utiliser chaque jour pour aller travailler.

Si la majorité sortante fait de beaux discours, ce n’est pas cette ambition qu’elle sert. On en veut pour preuve le PDU, le plan de déplacements urbains. Le premier PDU fixait un objectif de 12% de part modale pour le vélo en 2020. Aujourd’hui, seulement 3% des déplacements se font en vélo dans la métropole et l’objectif de 12% a été reporté à 2030 !

Face aux enjeux actuels, ce manque d’ambition n’est plus acceptable. En termes chiffrés, nous nous fixons pour objectif des parts modales de 20% pour le vélo d’ici 2030.

Cet objectif implique de repenser l’urbanisme pour donner plus de place au vélo et de faciliter et sécuriser l’usage quotidien du vélo. 

SÉCURISER L’USAGE DU VÉLO 

La sécurité de l’usage du vélo en ville, en semaine, est l’enjeu majeur pour augmenter le nombre de cyclistes. Nous voulons qu’un parent puisse laisser son enfant collégien aller à l’école en vélo seul, et que les parents puissent utiliser un vélo cargo sans risque. Pour permettre cela, il faut sécuriser les parcours. Ce qu’il faut faire pour cela : 

  • Si le centre-ville est bien doté en terme de pistes cyclables, le vélo doit davantage se développer dans les quartiers plus éloignés du centre-ville. 
  • Conformément aux recommandations de Paris en Selle et aux normes des Pays-Bas, nous voulons augmenter la largeur des bandes cyclables afin d’apporter plus de sécurité et de confort aux cyclistes. La cible : 2m de largeur. 
  • Assurer une continuité des parcours cyclables (assurer une signalétique claire pour les vélos). 
  • Réduire au maximum les zones de conflits entre les piétons et les cyclistes. Une piste cyclable sur un trottoir n’est pas tolérable de notre point de vue. Si on doit prendre de la place quelque part, c’est sur les voies automobiles.

REPENSONS L’URBANISME

Limitons la circulation des voitures à 30km/h pour l’essentiel de la voirie

Cette diminution permettra de sécuriser et d’apaiser la ville pour les vélos, mais aussi pour les piétons. Nous voulons également faire en sorte qu’il y ait dans chaque quartier une place piétonne. De plus, autour des parcs et des écoles, les voitures ne pourront plus circuler, afin de sécuriser les abords de ces lieux très fréquentés par les familles.

Structurons un réseau cyclable sur l’ensemble de la métropole

Ce réseau sera organisé autour d’un principe de continuité des voies cyclables, y compris quand elles croisent des voies majeures, et au-delà du périphérique. Il sera par ailleurs organisé autour des zones d’activités majeures, afin de permettre de généraliser les déplacements domicile-travail à vélo. En janvier, nous présenterons une proposition de réseau cyclable à trois échelles :

  • l’échelle métropolitaine avec un réseau express basé sur la proposition de l’association Nantes Transport (pétition le Vélopolitain) ;
  • l’échelle de la ville de Nantes où nous voulons travailler sur la continuité, la lisibilité et la sécurisation des intersections ;
  • et l’échelle du quartier où nous voulons limiter la circulation pour apaiser les zones résidentielles.

Apaisons les zones résidentielles

Apaiser les zones résidentielles en adaptant la voirie pour limiter les traversées en voiture des quartiers nantais. En plus de faciliter les déplacements à vélo, cette mesure améliorera le bien-vivre des cyclistes, des piétons et des personnes à mobilité réduite.

Ce travail de fond sur la hiérarchisation des voies de circulation fut effectué à Utrecht ou Gand avec les propositions suivantes soumises aux habitants à travers les assemblées de quartier. 

    • Les axes principaux restent des voies de transit rapide pour l’automobile tout en sécurisant les voies cyclistes dans ces espaces. 
    • À l’intérieur de chaque îlot urbain, la place est principalement accordée aux vélos et aux piétons. L’accès à ces îlots pour la voiture est limitée : pas de traversée possible dans les îlots.
    • Zones de rencontre limitées à 20 km/h.
    • Accès interdit aux voitures autour des écoles et des parcs pour sécuriser ces espaces notamment pour les enfants. 
    • De la même façon, dans les quartiers les plus concernés par la pollution de l’air et du bruit, certaines places ne seront plus accessibles aux voitures. Cela permettra de créer des centres de quartiers piétons et ainsi d’y apporter convivialité et sécurité.

     

    REFACILITONS L’ACCÈS AUX VÉLOS ET AUX ÉQUIPEMENTS

    Augmenter le nombre de parkings vélo et d’attaches vélo, notamment à proximité des arrêts de tram et gares, et près des commerces de proximité.

    • Augmentons l’offre de location longue durée de vélos à assistance électrique ;
    • Encourageons et soutenons les ateliers de réparation vélo afin qu’il y en ait dans chaque quartier ;
    • Interroger la place centrale de Bicloo dans la politique vélo de la métropole en faisant un audit, avec les associations et collectifs cyclistes :
      • Quel est l’apport de Bicloo dans la politique vélo ? Est-ce efficient par rapport aux investissements faits ?
      • L’offre de Bicloo répond-elle bien aux besoins des habitant·e·s de la métropole et au-delà ?
      • Est-ce que cela a du sens de déléguer cette offre à JCDecaux ?

    • Organiser des week-ends sans voiture dans un quartier, puis un autre, avec des événements festifs autour du vélo → pour encourager les premiers usages du vélo ;
    • Offrir un vélo à tous les jeunes à leur 15 ème anniversaire.
    • Parmi les policiers municipaux recrutés, un grand nombre se déplaceront à vélo, afin d’être plus accessibles pour les habitant·e·s, de faire de la sensibilisation auprès des automobilistes. Elle-même usagère du vélo, la police municipale sera consciente et force de proposition pour améliorer concrètement l’usage quotidien du vélo.

    COÛT DU PLAN VÉLO

    Notre plan vélo coûtera 125 millions € pour le mandat de 6 ans, sachant que la plan vélo du PDU (plan de déplacements urbains) prévoit 114M€, et que l’association Place au vélo estime que le budget nécessaire est de 120M€. Cela représente donc un effort budgétaire supplémentaire de 11M€.