Santé

Les déserts médicaux, ce n’est pas qu’à la campagne. Dans nos quartiers, et même en centre-ville, accéder à un médecin généraliste est de plus en plus difficile. Et pour les nouveaux arrivants, c’est souvent d’autant plus délicat que de nombreux médecins ne prennent plus de nouveaux patients. Pour aller consulter un spécialiste (gynécologue, dermatologue, ophtalmologiste par exemple) ce sont des mois et des mois d’attente.

Nous constatons également que le grand rêve de sécurité sociale et de reste à charge zéro est bien loin de la réalité. Souvent, pour les plus précaires, se soigner est un coût difficile à assumer. Bon nombre de Nantais renoncent aux soins, faute de pouvoir dépenser la somme qui leur reste à payer, ou de pouvoir s’offrir une mutuelle santé. Les dépassements d’honoraires sont un frein supplémentaire, et injuste, à l’accès au soin. Par ailleurs, notre système de soins est très efficace, mais il subit de plein fouet la vague néolibérale, en particulier à travers la diminution des remboursements et les pressions sur l’hôpital public.

À Nantes, le CHU est une porte d’entrée majeure pour l’accès à la santé, y compris pour les soins courants de nombre d’entre nous. Le projet de nouveau CHU, sur un lieu moins accessible que le centre-ville, et surtout avec moins de personnel et moins de lits, va compliquer encore notre accès aux soins.

Quelques chiffres clefs : 

  • 6 mois d’attente pour un dermatologue à Nantes ;
  • 9 mois d’attente en pédopsychiatrie au CHU ;
  • 70% des généralistes ne prennent plus de nouveaux patients (source :  CHU, professionnels de santé).

Développons un réseau de centres de santé pour l’accès à une médecine de proximité pluridisciplinaire

Ouvrons des centres de santé pour donner accès à une médecine de proximité pluridisciplinaire dans les zones où l’accès au soin est le plus compliqué. Ces centres, publics ou associatifs, seront financés principalement par la Sécurité sociale via les actes des praticiens, soutenus par la municipalité, et gérés par un conseil de gestion, associant les habitants usagers du centre, des associations de patients et des professionnels de santé.

Nous pourrons donc accéder à des soins près de chez nous, sans avoir à avancer de frais, et sans attendre des mois avant d’obtenir des rendez-vous.

En particulier, construisons un centre de santé pluridisciplinaire répondant aux besoins des étudiant·e·s , situé à proximité des universités.

Créons un maillage plus important d’espaces d’hygiène publics

Développons un maillage beaucoup plus important d’espaces d’hygiène publics dans la ville avec fontaine, toilettes, table à langer, douches…

Redéployons le programme municipale Nantes Focus Santé du centre-ville vers les quartiers populaires

CONCERNANT LE FUTUR CHU

Explorons d’autres alternatives comme celle d’un hôpital multi-sites avec un renforcement des moyens humains

À Nantes, le nouveau projet hospitalier va contribuer à mettre en danger la qualité du service public hospitalier. Le projet consiste à regrouper les différents sites de centres hospitaliers universitaires-CHU (soit 67 hectares) sur un seul de 10 hectares. Il vise, en cohérence avec les politiques néolibérales en action dans le domaine de la santé, à réorienter l’offre de soins dans une optique essentiellement comptable et à accentuer la politique d’ “hôpital-entreprise”. Cela entraînera la suppression d’environ 350 lits (sur 2600) et de 800 à 1 000 emplois sacrifiés pour une métropole qui ne cesse de grossir. Et ce, dans un hôpital déjà en difficulté d’accueil pour répondre à tous les besoins — les arrêts maladie ont doublé en 10 ans, les démissions et les demandes de disponibilité se succèdent, le compte épargne-temps des agents explose… 

C’est un grand projet qui coûtera 1 milliard d’euros et qui souffre d’un déficit de démocratie, comme la plupart des grands projets nantais. Autre point contestable : la localisation du futur CHU, sur l’île de Nantes, en zone inondable et difficilement accessible.

Nous devons explorer d’autres alternatives, comme celle d’un hôpital multi-sites avec un renforcement des moyens humains permettant ainsi de répondre aux besoins de santé d’une population en constante augmentation.

Les centres de santé locaux et pluri-professionnels que nous voulons créer entretiendront des liens étroits avec l’hôpital public pour un vrai projet de santé sur la ville et la métropole.

ÉTUDIER LA CRÉATION D’UNE MUTUELLE MUNICIPALE

 

Pour permettre que les plus précaires vivant ou travaillant dans la commune aient un 100% santé, notamment sur le dentaire et les lunettes, sans qu’elle vienne en concurrence des structures déjà existantes.

ACCOMPAGNER, PRÉVENIR ET AGIR AVEC LES ACTEURS LOCAUX

Accompagner les usagers de drogue et renforcer la réduction des risques

Nous voulons faire un état des lieux de la réduction des risques et de l’accompagnement aux personnes usagères de drogue sur le territoire. Quels sont les besoins locaux ? Comment y répondre ? Nous promouvons une action sur le terrain auprès des personnes et un accompagnement communautaire : partage de savoirs et savoir-faire (sur les produits et les modes de consommation) entre personnes concernées.

Intensifier les campagnes de prévention à la santé à destination des populations fragiles

Qu’il s’agisse des vaccinations, des campagnes de dépistages, de la santé sexuelle etc.

Aider financièrement et matériellement les associations déjà en place ainsi que les initiatives à venir

POUR UN ENVIRONNEMENT SAIN

Réapproprions-nous notre quotidien

Outre les soins lorsque nous sommes malades, nous devons agir pour vivre à Nantes et dans la métropole en bonne santé. Pour la santé de toutes et tous, nous voulons :

  • 100% de bio et local dans nos cantines grâce à la régie agricole ;
  • un accès à une alimentation saine dans tous les quartiers nantais, en priorité les plus modestes, grâce à la création d’épiceries solidaires ;
  • une réduction de la place de la voiture en ville pour une meilleure qualité de l’air ;
  • végétaliser la ville, conserver des espaces de respiration et de création dans la ville, à disposition des habitants ;
  • faire la rénovation thermique et sonore de 8 000 logements par an, pour plus de bien être chez soi ;
  • abandonner le projet d’expérimentation de la 5G à Nantes dont les impacts sur la santé sont de plus en plus controversés et que nous ne voulons pas être les cobayes d’une nouvelle technologie dont on peut se passer ;
  • assurer une présence rassurante en centre-ville et dans nos quartiers pour vivre et se balader à Nantes en toute sérénité.