Alimentation

Facilitons l’accès à une nourriture de qualité aux prix les plus bas pour les personnes qui ont le moins de moyens ! En proposant à tous les enfants une nourriture bio et locale, en ouvrant des épiceries solidaires au plus proche des habitants et en créant une régie agricole pour les fournir.

Les enfants, quel que soit leur milieu d’origine, doivent pouvoir accéder à une alimentation de qualité. Nous ferons augmenter la part de nourriture bio et locale grâce à la mise en place d’une régie agricole, sur le modèle de Vannes ou Mouans-Sartoux.

DES ÉPICERIES SOLIDAIRE DANS NOS QUARTIERS

Ouvrons des épiceries ou des groupements d’achats solidaires dans les quartiers qui en sont dépourvus, en mettant à disposition des lieux, des ressources, des contacts, etc. Le principe est d’acheter en gros, à plusieurs foyers, des produits issus de l’agriculture biologique, qui sont alors bien moins chers et donc accessibles. Ces lieux pourraient être plus que de simples lieux de consommation : des lieux de cuisine en commun et de convivialité.

COMMENT Y ARRIVER ? EN CRÉANT UNE RÉGIE AGRICOLE

Nous proposons de créer une régie alimentaire qui préempte et achète des terres agricoles, les ouvrent à de jeunes agricultrices et a agriculteurs et facilitent les débouchés pour leur production : les cantines, les restaurations collectives, puis des groupements d’achats solidaires dans les quartiers nantais, d’abord dans les quartiers les plus défavorisés. La régie permet alors :

  • de choisir le type d’agriculture que nous souhaitons favoriser, une agriculture biologique, respectueuse des personnes et de la nature ;
  • de rendre accessible une nourriture de qualité ;
  • de rééquilibrer les relations entre Nantes et la campagne environnante, en agissant pour dynamiser les territoires alentours ;
  • de tendre vers l’autonomie alimentaire du pays nantais.

Ce ne serait pas une première : à Vannes ou encore à Mouans-Sartoux, la municipalité a déjà mis en place une régie alimentaire. Elles ont acheté des terres agricoles qui sont cultivées par un ou plusieurs maraîchers qu’elles ont salariés. À Mouans-Sartoux, la production obtenue alimente la cantine municipale et celle des fonctionnaires municipaux. La ville produit ainsi 300 repas par jour, intégralement bios et locaux. Par ailleurs, elle favorise une alimentation végétarienne par la culture de protéines végétales. En plus des bénéfices évidents pour les habitants et l’environnement, la ville offre un salaire stable et décent à plusieurs agriculteurs, loin au-dessus d’une situation française où la plupart peine à toucher l’équivalent du RSA.

L’accès à une nourriture saine et respectueuse de l’environnement comme des producteurs, est une exigence grandissante parmi les habitants. Peut-on s’inspirer de ces exemples pour créer un système alimentaire à plus grande échelle ? La cantine centrale de la ville de Nantes, exemplaire par ailleurs sur plusieurs points, produit plus de 15 000 repas par jour. Les 5 000 agents de Nantes Métropole, pourraient être, eux aussi, autant de bénéficiaires d’une cantine professionnelle alimentée par une régie municipale. De nombreuses autres débouchés existent, notamment concernant les populations les plus précaires qui accèdent très difficilement à une alimentation de qualité et rémunérant les producteurs au juste prix.