Urbanisme

L’enjeu principal pour nous est de fabriquer la ville ensemble et d’en prendre soin, tout autant que l’on prend soin de ses habitantes et habitants, de sa (bio)diversité et de sa singularité.

Nous voulons sortir du modèle obsolète et délétère de la métropolisation pour faire de Nantes la ville de l’écologie populaire : une ville faite par et pour ses habitants.

La majorité sortante suit un modèle, celui de la métropolisation à outrance. Cette métropolisation est une fabrique à inégalités, qui ne fait qu’aggraver les crises sociales, écologiques et démocratiques. 

Nous voulons rompre avec cette métropolisation et faire de Nantes l’avant-garde d’un autre modèle de ville, la ville de l’écologie populaire

Alors que la métropolisation repose sur la compétition entre les villes et l’attractivité, le modèle que nous prônons repose sur la solidarité entre les territoires (en particulier entre la ville et la campagne) et l’autonomie locale

Plutôt qu’une compétition acharnée qui consiste à attirer des entreprises et des personnes pour grossir et croître à tout prix aux dépens des autres villes qui se vident et des habitants actuels, nous voulons créer un réseau de villes travaillant ensemble, main dans la main. 

Plutôt qu’une métropole qui concentre toutes les richesses et les pouvoirs, et qui s’impose face aux autres territoires qui deviennent alors servants, nous voulons un réseau qui permette de décentraliser, déconcentrer les emplois, l’habitat, les transports, les services, etc.

FAIRE RESPIRER LA VILLE

Stop à l’urbanisation à outrance, préservons les terres agricoles

Préservons les terres agricoles de la métropole pour développer une agriculre biologique et locale, et tendons vers la zéro artificialisation des terres. Nous imposerons dans la réglementation locale la “zéro artificialisation nette”. Si on artificialise, on doit compenser, en re-végétalisant des espaces.

Faisons respirer la ville en préservant et en aménageant des espaces végétalisés libres, des jardins partagés, des îlots de fraîcheur pour faire baisser la température de la ville l’été, améliorer la qualité de l’air et la vie pour toutes et tous.

Nous nous engageons, dès le lendemain de notre prise de fonction, à faire un inventaire de tous les espaces publics et bâtis mis à disposition des habitants pour qu’ils se les réapproprient et développent des projets pour la vie du quartier.

Moratoire sur les grands projets

Remettons à plat les grands projets, qui bien souvent sont pensés et mis en œuvre de façon peu démocratique, pour les repenser, évaluer nos besoins et leur impact social et écologique.

POUR UNE VILLE APPROPRIABLE ET CONVIVIALE

Une place piétonne au cœur de chaque quartier vécu

Pour (re)mettre de la vie dans tous les quartiers nantais, aménageons des places sans voiture qui puissent être des lieux de rencontres, des espaces publics appropriables qui accueillent plusieurs usages (des bancs, des commerces, des jardins, des espaces d’expression libre, des kiosques…).

Pouvoir s’approprier les espaces publics

Laisser la possibilité aux habitants de pouvoir réaménager une place, construire et installer du mobilier urbain, notamment à travers les Assemblées de quartier.

Développer des lieux de convivialité

Nous voulons encourager et faciliter l’émergence de lieux de convivialité dans tous les quartiers vécus de Nantes. L’enjeu est de recréer du lien social et de la solidarité à travers une vie de quartier. Faisons des maisons de quartier des maisons de vie et multiplions-les :

  • Possibilité de cuisiner, d’organiser des repas, de venir discuter, mais aussi de bricoler (mutualisation d’outils) etc.
  • En faire le lieu d’accueil de syndicats de la vie quotidienne et de l’écologie populaire : aider les habitant·e·s dans leurs démarches et initiatives (isolation bâtiment, problèmes avec bailleurs…).
  • En faire des communs : ce sont les habitant·e·s qui décident en assemblée de ce qu’ils et elles veulent faire dans la maison de quartier.

Veiller à la présence des services nécessaires du quotidien

Faisons en sorte que chaque zone résidentielle offrent un accès à des services de proximité pour tou·te·s.

La politique de densification de l’habitat dans l’agglomération vise à éviter l’étalement urbain. Ceci dit, des quartiers se développement sans les services publics, les lieux de convivialité et les commerces qui permettent un bien-vivre pour les habitant.e.s.